Le jeûne intermittent [ou comment sortir sain et sauf des fêtes de fin d’année]

Le jeûne intermittent [ou comment sortir sain et sauf des fêtes de fin d’année]

Huîtres, saumon, dinde farcie, foie gras, bûches, chocolats… La fête de Noël est pour beaucoup synonyme de festin.

Et s’il est bien légitime de réveillonner avec les siens pour fêter la venue du Sauveur (car il ne faut pas oublier que Noël, qui veut dire « nativité », a pour origine et sens la naissance du Christ), il est tout aussi opportun de compenser ensuite les excès de table par une pratique d’ascèse et de tempérance qui, de tous temps, s’est imposée comme LE remède à bien des maux physiques, psychiques ou bien encore spirituels : je veux parler du jeûne.

 

Mais d’abord, le jeûne, qu’est-ce que c’est exactement ?

 

Le jeûne consiste à s’abstenir de nourriture volontairement durant un certain laps de temps. Cette abstinence peut se faire sur la nourriture solide seulement, on parle alors de jeûne hydrique, ou sur la nourriture et l’eau, on parle alors de jeûne sec.

Au niveau de la durée, on peut également réaliser un jeûne long, qui s’étale sur plusieurs semaines (et qui doit toujours être accompagné par un médecin spécialisé), un jeûne court, qui dure plusieurs jours ou un jeûne intermittent, qui consiste à alterner des périodes de jeûnes et de prises alimentaires durant une même journée. C’est à ce dernier que nous nous intéresserons, et ce pour trois raisons :

  1. Il est peu coûteux au niveau de l’investissement personnel ;
  2. Il est adapté au fonctionnement de la majorité des organismes ;
  3. Son retour sur investissement est remarquable.

 

Peu coûteux au niveau de l’investissement personnel

 

Très souple, le jeûne intermittent n’a pas de règles absolues, sinon qu’il consiste à sauter un repas, très souvent le petit déjeuner. Pourquoi le petit déjeuner ? D’une ce n’est pas forcément un repas social ; et de deux car la phase d’élimination du repas du soir n’est généralement pas encore terminée le matin.

Alors à la place des tartines et du café au réveil, je vous propose de boire un verre d’eau très lentement et de laisser votre corps éliminer.  Pour les plus motivés, on peut même conseiller le jeûne sec, la Rolls-Royce du jeûne.

Mais ce n’est pas tout : jeûner est peu coûteux également au niveau financier, car le jeûne intermittent est une activité qui ne vous coûtera rien, absolument rien, puisque, par définition, c’est une activité gratuite qui vous fait même économiser un repas.

Le jeûne intermittent en action
Le jeûne intermittent en action

 

Adapté au fonctionnement de la majorité des organismes

 

Tout le monde ou presque peut sauter le petit déjeuner. Passée la petite fringale de 11 h, qui en fait n’est bien souvent qu’un signal naturel du corps indiquant la purge du système, un organisme qui fonctionne à peu près bien peut sans problème patienter jusqu’à midi. Là, il conviendra en revanche de manger à sa faim.

Toujours est-il que dans les faits, ça donne qu’entre le repas de la veille 21h et le déjeuner de midi, le jeûneur par intermittence n’aura pas absorbé de nourriture solide pendant 15h. Mais pour quel bénéfice ?

 

Un retour sur investissement remarquable

 

Les bienfaits du jeûne intermittent sont multiples. On peut en avancer 4.

  1. Les prises alimentaires trop régulières fatiguent notre système digestif. Les espacer lui laisse du temps pour se reposer et se reconstituer ;
  2. Quand l’organisme ne digère pas, il se concentre sur ses fonctions d’élimination et de détoxification ; ainsi l’organisme est purifié des toxines accumulées par l’alimentation et par notre mode de vie ;
  3. En sortant de sa « zone de confort », l’organisme se trouve contraint de travailler son adaptabilité ; il s’en trouve renforcé ;
  4. Le jeûne intermittent permet de dégager du temps à consacrer à une activité non matérielle : Lecture, méditation, prière, etc. N’oublions pas que le corps est littéralement intriqué à l’esprit : Mens sana in corpore sano. Tant pis pour ceux qu’ont pas révisé leur latin…

 

Conclusion

 

Ceux qui ont essayé le jeûne intermittent ont banni de leur vie le petit déjeuner. Sans être diététicien ni médecin, mon avis vous est délivré à titre informatif. Mais au lendemain d’un repas trop copieux, qu’avez-vous à perdre à sauter le petit déjeuner, sinon votre appréhension à ne pas y arriver ? Passer le cap vous donnera l’occasion de vous dépasser. Et ça aussi, ça sera une sorte de nouvelle naissance…

Cet article a 5 commentaires

  1. « Le jeûne sec, la Rolls-Royce du jeûne » ! Et sus aux petits-déjeuners !
    Mais quel plaisir de savourer un bon petit-déjeuner maison et sans stress, de temps à autre le we ou en vacances, quand on s’en passe allégrement le reste du temps et avec quel profit !
    Merci à vous de ce bon résumé-programme.
    Pourriez-vous aussi écrire un billet sur une autre source d’économie et de bienfait : l’eau froide … ?

    1. Bonjour Gradlon,
      Merci pour votre commentaire.
      Effectivement, de temps en temps, le petit déj’ « plaisir » est le bienvenu… :p
      Bien noté la demande d’article pour les bienfaits de l’exposition au froid (en plus c’est de saison !)

  2. Merci pour cet article intéressant !
    Un des avantages que vous avez oubliez de noter est qu’on peut rester au lit plus longtemps ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle bon nombre d’étudiant on recours à cette pratique.
    J’ai quand même quelques questions :
    Avec ce mode de vie, on mange plus le soir alors qu’un « souper » peut être suffisant et favoriser un sommeil réparateur tout en restant un repas social comme vous dites. Ne serait-il pas mieux d’allégé et le souper et le petit déjeuner pour arriver à un seul vrai repas au total ?
    De plus, pour les personnes ayant un travail plus physique, il semblerai que ça ne soit pas forcément adapté puis que leur emploi demande un apport d’énergie plus important. Dans ces cas-là, un petit déjeuné conséquent précédé d’un soupé moindre (car la nuit nous n’avons pas besoin de calorie) ne serait-il pas mieux adapté ?

    1. Bonjour Marc,
      Le temps dégagé par le saut du p’tit dej’ est effectivement un argument en plus en sa faveur.
      Concernant le souper léger et le petit dej frugal, pour ne laisser qu’un seul repas par jour, pourquoi pas, c’est à chacun de voir aussi ce qui lui convient. Néanmoins la philosophie du jeûne intermittent, c’est de laisser l’organisme plusieurs heures d’affilées sans aucune prise alimentaire. Rappelons qu’un jeûne médical (lorsque l’on doit passer des examens, se faire opérer, etc.) c’est minimum 6h. C’est durant ce laps de temps que l’organisme se nettoie et élimine les toxines. Or, c’est la nuit que s’opère le plus cette fonction, qui s’étale jusqu’au matin. Prendre un petit déjeuner même frugal vient rompre ce mécanisme de détoxification. Ceci dit, il ne s’agit pas d’un dogme indépassable.
      Pour ce qui est de l’énergie dont le travailleur de force a besoin le matin pour accomplir ses travaux, il peut « taper » dans ses réserves. IL travaillera ainsi son adaptabilité. Qui plus est, certaines études montrent que la force est décuplée et les sens sont affutés chez un individu à jeûn, reste de notre primitive condition de chasseur-cueillir où l’homme allait chercher sa nourriture de manière très physique, « à vide », et avait besoin de la pleine possession de ses moyens pour obtenir de quoi subvenir à ses besoins.

  3. d’accord avec Marc : c’est mieux d’alléger le soir et de manger le matin si on a une dépense d’énergie importante le matin.
    l’adaptabilité ce n’est rien d’autre qu’un stress, et comme chacun sait, le stress n’est bon que jusqu’à un certain degré, selon ce que l’organisme a la ressource d’assumer à tel moment, etc. toujours à manier avec précaution et déconseillé à toutes les personnes déjà fatiguées, carencées, etc. que sont la plupart de nos conteporains!
    de manière générale, ne changez jamais vos habitudes et rythmes alimentaires brusueqment et consultez un vrai naturopath.

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